Un père de famille
de 46 ans a été victime
d'un coup de couteau
mortel,lundi vers
19 heures, dans le
quartier de la Roseraie
à Angers.Son agresseur
présumé a été placé
en garde à vue.
Lundi,peu après 19 heures, deux
hommes se trouvent face à face
à l'angle de deux grandes artères
structurant le quartier de la Roseraie,
au sud d'Angers.Très précisément
à l'angle du boulevard Robert-d'Abrissel
et de la rue du Maréchal-Juin,une large
intersection repoussant à une cinquantaine de
mètres la première habitation.Leur
discussion paraît presque anodine.
Et brusquement dégénère.Un coup
est porté.L'agresseur prend la fuite.
La victime,titubante,s'effondre au
bout de quelques mètres,à la
stupeur des rares passants.
Un homme interpellé hier matin
Un drame vient de se dérouler sous
leurs yeux.L'homme à terre,46 ans,
est un chauffeur-livreur d'une entreprise
angevine travaillant pour la
Poste.Il est aussi père de famille,et
domicilié dans un autre quartier angevin
(celui du Grand-Pigeon).Son
thorax a été perforé par la lame d'un
couteau,semblable à ceux que l'on
utilise dans une cuisine.Rapidement
transportée par les sapeurs-pompiers
au Centre hospitalier angevin,
la victime y décédera deux heures
plus tard.
A la faveur des premiers témoignages,
les policiers de la Sûreté urbaine,
parviennent,dans le courant
de la nuit,à identifier l'agresseur présumé.
Celui-ci est interpellé au petit
matin alors qu'il a trouvé refuge chez
un membre de sa famille.Dans son
appartement,situé à proximité immédiate
du lieu de l'agression,la police
aurait retrouvé l'arme dissimulée
dans un clic-clac.
Il voulait acheter un fourgon
à la victime
Placé en garde à vue,cet Angevin célibataire,
sans emploi,est également
âgé d'une quarantaine d'années.Il
est connu des services de police.
Principalement pour avoir commis
des vols,des délits de fuite.Mais
aussi pour être doté d'un caractère
psychologique instable.Faut-il puiser
dans ce profil le début d'une explication
au geste criminel?
Hier soir,non loin de la scène du
crime,des collègues de la victime
tentaient d'y voir clair,au terme
d'une journée de travail passée sans
"Momo".Tel était le surnom donné
à cet homme venu il y a plusieurs années
du Maroc."Un gars gentil,toujours
souriant".Et qui depuis quelque temps souhaitait vendre
son fourgon aménagé en camping-car.
Le vendredi précédent,son
agresseur présumé aurait manifesté
de l'intérêt pour le véhicule.Il l'aurait
même essayé.
Lundi soir,les deux hommes se sont
revus,alors que le chauffeur-livreur
rejoignait justement son fourgon
stationné à proximité.Un rendez-vous
fatal,autour duquel se
concentre le Service régional de police judiciaire.





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